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Un an après l'accord du 3 avril, le CPT peine à trouver la formule pour endiguer l'insécurité

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • il y a 22 heures
  • 2 min de lecture

Le Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, s’est adressé à la nation ce jeudi 3 avril 2025, marquant le premier anniversaire de l’accord du 3 avril 2024. Accompagné des membres du gouvernement et de la mission multinationale, il a reconnu la souffrance du peuple haïtien et la gravité de la crise. "Le moment est venu d’établir durablement la paix dans le pays", a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’actions fermes face à l’insécurité.


Pour répondre à l’urgence sécuritaire, le CPT a pris plusieurs mesures stratégiques. Le Président du Conseil a ordonné au gouvernement d’identifier les agents du BSAP remplissant les critères requis pour les intégrer aux Forces armées et à la Police nationale. Cette initiative vise à intensifier la lutte contre les gangs qui contrôlent une grande partie du territoire. Il a également exhorté les citoyens à s’impliquer dans la bataille pour libérer le pays. Dans cette optique, un nouveau budget sera adopté avec pour priorité la guerre contre les criminels.


Cependant, malgré ces annonces, le bilan du CPT après un an de gouvernance est lourdement critiqué. Maître André Michel parle d’un "échec flagrant" du Conseil, soulignant son incapacité à restaurer la sécurité et à respecter le calendrier électoral. Les gangs armés continuent d’étendre leur emprise sur la capitale et les principales infrastructures du pays, forçant des milliers d’Haïtiens à fuir leurs foyers. La mission multinationale de soutien, dirigée par le Kenya et déployée depuis mi-2024, peine à contenir la montée des violences.


Les scandales de corruption au sein de la Banque nationale de crédit (BNC) impliquant trois membres du CPT et les détournements de fonds de renseignement ont accentué la méfiance de la population envers ses dirigeants. La persistance de l’instabilité met en péril l’organisation des élections prévues à la fin de cette année, rendant improbable la remise du pouvoir à un gouvernement élu d’ici février 2026.


Malgré les difficultés, Fritz Alphonse Jean s’accroche à la promesse de "remettre le pays aux autorités issues des urnes". La situation sur le terrain, reste explosive. Entre l’escalade des violences, la fragilité du gouvernement et les retards dans la mise en œuvre des réformes, Haïti est plus que jamais à la croisée des chemins.

PLR

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